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Le métal dans l’architecture égyptienne

publié le , mis à jour le

Découverts lors de la dernière mission fin 2017 dans le cadre du relevé architectural du mammisi « romain » (1er siècle ap. JC), deux éléments métalliques d’agrafes en forme de double queue d’aronde) sont toujours en place pour renforcer la liaison des éléments structurels de l’entablement de la façade ouest.
Selon la conception antique de la résistance du bâti, l’emploi de métal pour ces agrafes en forme de double queue d’aronde entre les blocs privilégiait les secteurs de maçonnerie les plus vulnérables aux tremblements de terre. À travers les périodes historiques, le métal a toujours été l’objet de récupération et il est rare de pouvoir observer des agrafes métalliques in-situ dans l’architecture pharaonique. Ce constat s’applique aux corniches du temple principal de Dendara (fondation en 54 av. JC), où toutes les formes des mortaises, en surface, ont été déstructurées par l’opération de récupération du métal. Malgré cet état, ce monument nous a permis de restituer un détail composite où une agrafe en métal « dur » était scellée au fond de la mortaise dans un mortier de plâtre, puis recouvert de plomb coulé. Un mortier venait obturer la surface de la mortaise.
Au mammisi « romain » on a déjà identifié, d’après un demi-chapiteau au sol, l’usage d’agrafes en ∏ scellées au plomb. La mise en œuvre des éléments métalliques de fixation entre architraves diffère clairement de ce dernier détail utilisé pour la colonnade mais également de ceux observés jusqu’à maintenant à Dendara. En effet, l’agrafe entre les architraves des portiques est uniquement en plomb, préformée puis insérée par martelage dans la mortaise.

P. Zignani

Légende photo : Mammisi « romain », élévation ouest, détail de l’agrafe septentrionale entre architraves (photo P. Zignani/Mission archéologique de Dendara).